Navettes automatiques (2009-2016)

En lien avec des questions de pollution de l’air et de congestion des voies de circulation, les laboratoires de l’EPFL s’intéressent depuis de nombreuses années aux transports publics et à la mobilité électrique. Un premier projet nommé Serpentine avait échoué pour des raisons légales en Ville de Lausanne dans les années 90. L’aventure a été relancée en 2008 grâce à la participation de l’EPFL au projet de recherche CityMobil (2008-2011).

Les navettes

Navya

En décembre 2012, l’EPFL est devenue propriétaire du premier exemplaire commercial de la navette Navya. Créée par la société française du même nom (anciennement Induct Technology), ce véhicule est destiné au transport de personnes sur le « dernier kilomètre ». Un premier test grandeur nature a été réalisé à l’aide de trois navettes électriques Navya. 1800 usagers et visiteurs du campus ont pu tester gratuitement un parcours d’un kilomètre reliant le Rolex Learning Center au Quartier de l’innovation. Cette démonstration a marqué une étape importante dans le déploiement des systèmes de transport innovants.

Aucune infrastructure ni marquage au sol n’est nécessaire pour guider ces véhicules car ils utilisent des lasers pour mesurer précisément la distance qui les sépare des bâtiments et des obstacles. Pour exploiter les navettes autonomes, une start-up de l’EPFL s’est constituée sous le nom de BestMile. Celle-ci offre le premier service de gestion de flotte adapté à un système de transport public robotisé sur route.

Le prototype a été largement testé sur le campus, permettant à l’EPFL d’emmagasiner une expérience nécessaire au bon déroulement des grands projets à venir.

EZ10 by EasyMile

D’avril à juin 2015, une flotte de six minibus électriques autonomes EZ10 a desservi le campus de l’EPFL, de la station du M1 au quartier de l’innovation. Ces véhicules ont ont été conçus et fabriqués en 2014 par EasyMile (coentreprise entre Ligier et Robosoft) et ont circulé pour la première fois sur le campus de l’EPFL. Près de 6000 passagers les ont empruntés. Le tracé a été marqué au sol, des feux de signalisation réglaient les passages délicats, et les grooms veillaient à bord au parfait déroulement de la démonstration. Ils ont également été chargés de mener des enquêtes auprès des usagers.

Chef d’orchestre de cette démonstration, la start-up de l’EPFL BestMile a assuré la parfaite exploitation du système de transport au quotidien et a testé son logiciel de gestion de flotte depuis un poste informatique de supervision.Du 21 juillet au 28 août 2015, sur le même tracé, BestMile a testé l’exploitation deux navettes sur appel, grâce à une application smartphone.

Navia_IMG_7042_DxO
Navia1
Navya_01
Navya_02
Navya_03
IMG_6170_DxO
IMG_6187_DxO
IMG_6471_DxO

Projets de recherche européens

City Alternative Transport System (2009-2014)

Dans le cadre du projet européen de recherche et développement CATS, l’EPFL a accueilli du 14 au 31 juillet 2014 une phase d’expérimentation publique de véhicules autonomes sans conducteur. Le projet CATS disposait d’un budget d’environ 4 millions d’euros. Il a associé 10 partenaires de différents pays et a été coordonné par le bureau d’urbanisme GEA Vallotton et Chanard SA à Lausanne.

 

CityMobil2 (2012-2016)

Depuis septembre 2012, l’EPFL participe aprojet CityMobil2 qui vise à solutionner un aspect précis des réseaux de transport publics: le premier et le dernier kilomètre (« last mile »). C’est en effet le maillon faible du système, qui souvent décourage les usagers à emprunter les transports publics, tant au départ qu’à destination. C’est dans cette niche que les constructeurs de minibus sans chauffeur espèrent trouver leur marché: campus universitaires, aéroports, hôpitaux, zones de rencontre, quartiers durables, etc.

Ce projet est entré dans une nouvelle phase avec l’organisation d’une démonstration d’une durée de 4 mois ouverte au public en 2015.