Enquête de mobilité 2017

Pour la première fois depuis 2003, l’enquête 2017 a fait une distinction saisonnière des comportements en mobilité, entre l’hiver et la belle saison. En 15 ans, on constate notamment une forte progression de la mobilité douce et des transports en commun au détriment des transports individuels motorisés.

Etudiants

En 2003, environ un cinquième des étudiants se déplaçaient sur le campus en transports individuels motorisés (17% voiture, 5% 2 roues motorisées). Depuis l’introduction d’un quota maximal de 200 autorisations de stationnement accordées aux étudiants (2015) ce pourcentage a baissé de 17%.

En période hivernale, cette décroissance s’est repartie de manière assez homogène entre les transports publics (68%, +9%) et la mobilité douce (vélo: 17%, +5%, marche: 10%, +4%). À la belle saison, c’est le vélo qui a connu, en 15 ans, un véritable essor avec plus d’un quart des étudiants qui affirment pédaler quotidiennement sur le campus (27%, +8%).

Collaborateurs

Les mêmes tendances sont valables pour les collaborateurs avec, en hiver, une nette diminution de l’utilisation de la voiture (36%, -14%) au profit essentiellement des transports publics (45%, +12%). Ces évolutions s’expliquent par la mise en place de mesures à la fois contraignantes (nouvelle politique de stationnement) et incitatives (subventions TP et promotion du vélo).

À la belle saison, une partie des collaborateurs change de moyen de transport en passant des transports publics (38%, +7%) ou la voiture (32%, -18%) au vélo (21%, +9%). La marche à pied est moins pratiquée par les employés (5%, +2%) en raison de l’éloignement entre le domicile et le lieu de travail.

Evaluation qualitative des infrastructures

L’enquête de mobilité 2017 a introduit des questions qualitatives sur le niveau de satisfaction des usagers vis-à-vis des infrastructures existantes.

Si les piétons sont globalement satisfaits des aménagements sur le campus, quelques réserves ont été formulées par les cyclistes notamment sur la quantité de racks à vélos disponibles (33% plutôt insatifaits ou insatisfaits) et la qualité des pistes cyclables sur le campus et ses environs (41% p.i. ou i.). L’actuel système de vélos en libre-service est jugé insatisfaisant par 38% des répondants; son renouvellement aura lieu fin novembre.

Les usagers des transports publics sont globalement satisfaits de la qualité de la desserte, de l’information sur l’offre et des fréquences à l’exception des heures creuses (31% p.i. ou i.). Le coût des abonnements est jugé trop élevé (57% p.i. ou i.), une des principales raisons de leur constante diminution. Point positif: le bon succès auprès des collaborateurs de la nouvelle subvention de 15% à l’achat d’un abonnement Mobilis (3’000 bons distribués depuis le 1er janvier dernier).

Finalement, les automobilistes utilisant des places vertes jugent positivement la nouvelle politique de stationnement. Les plateformes et la procédure de réservation ainsi que le paiement à la consommation sont particulièrement appréciées. Seul bémol, la quantité de places vertes à disposition (29% p.i. ou i.). Des saturations ponctuelles, en période académique et par mauvais temps, sont constatées. Un monitoring régulier des taux d’occupation est en place afin d’étudier des éventuelles mesures correctifs.

Résultats précédents

Evolution de la part modale (%)

Vous trouverez ci-dessous tous les documents de synthèse de l’enquête de mobilité. Les résultats bruts ne sont pas publiés.

 

Fonctionnement

Depuis 2003, l’EPFL réalise une enquête annuelle de mobilité auprès de ses étudiants et collaborateurs et conjointement avec l’Université de Lausanne depuis 2006. En 2016, elle s’est étendue aux antennes de l’EPFL.

Cette enquête permet:

  • D’observer et de comprendre l’évolution de la mobilité des étudiants et des collaborateurs EPFL
  • D’estimer la charge environnementale générée par les déplacements domicile-travail
  • D’évaluer l’impact des mesures de promotion des mobilités douces et partagées
  • De planifier des mesures visant à garantir l’accessibilité et l’attractivité à long terme des Hautes écoles lausannoises

L’objectif à long terme est de rééquilibrer l’usage entre les différents moyens de transport dans une stratégie globale fondée sur les principes du développement durable.